Écominimalisme : l’intro

Il y a un sujet qui me tient à cœur et dont je souhaite parler ici depuis longtemps, sans prendre le courage de m’y atteler ni savoir par où commencer tant il est vaste et porte à réflexion : le zéro déchet, que j’appelle chez moi « écominimalisme » car il me semble que cette politique de réduction des déchets s’inscrit dans une philosophie complexe et globale d’une vie minimaliste et désencombrée, plus aérée, plus respirable et respectueuse de nous-mêmes et de ce qui nous entoure.

Le premier précepte du zéro déchet que je voudrais énoncer ici et qui me parait primordial est le suivant : chacun y va à son rythme. À travers mes articles, je vais aborder des méthodes et façons de vivre diverses et variées, qui pourront vous paraitre radicales et exagérées par rapport au mode de vie que vous avez actuellement. Ne vous dites pas : « c’est trop compliqué, il y a trop de choses à faire, je ne veux pas faire cet effort ». Dans l’application du zéro déchet, chacun·e y va à son rythme. J’y suis moi-même allée très progressivement et j’ai encore beaucoup d’améliorations à faire dans ce domaine : je suis encore bien loin de la famille zéro déchet et de leur bocal-poubelle annuel. Et puis si effectivement, prendre de nouvelles habitudes et se débarrasser des anciennes peut demander un certain effort initial, il faut voir sur le long terme : toutes ces choses dont vous allez vous débarrasser sont autant d’éléments dont vous n’aurez plus à vous soucier par la suite et cela vous simplifiera la vie. Pour reprendre une citation de cette fameuse famille zéro déchet qui résume très bien le concept :

« Pensez donc ma bonne dame, on a tellement amélioré notre qualité de vie quotidienne que chaque retour dans la société de consommation provoque juste du dégoût. Aucune envie. Pour rien au monde on aurait envie de faire autrement. Comme si on allait retourner chez lideulpraïce acheter des tomates plastique sous filet. No way. D’ailleurs on ne s’en rend même plus compte qu’on fait du ZD aujourd’hui. C’est enregistré dans notre fonctionnement, nos habitudes. On a gagné un autre quotidien et surtout, à confort égal, on a considérablement amélioré notre qualité de vie. On a gagné de mieux manger, moins dépenser, préserver la planète, gagner en liberté et lien social, protéger sa santé de la chimie invasive, développer une autre économie locale et résiliente en soutenant les produits et filières locales… bref, au final, on a produit un bocal de sobriété heureuse ! »

La volonté de zéro déchet nait généralement d’une prise de conscience initiale sur la quantité de déchets que nous produisons chaque jour, tous n’étant pas recyclables ou difficilement, certains étant extrêmement polluants et épuisant les ressources naturelles de la planète, avec un degré d’inutilité aberrant pour certains emballages. Pensez à la vitesse à laquelle vos poubelles se remplissent. Tous ces déchets qui disparaissent miraculeusement de votre vie lorsque passe le camion-poubelle : leur existence à eux ne s’arrête pas là.

Et puis il y a le plastique, omniprésent et indécrottable. D’accord, le plastique a révolutionné pas mal de domaines. Je pense notamment qu’il serait dur de s’en passer en médecine. Mais pour plein d’autres, il est une véritable catastrophe écologique, surtout pour l’alimentation. Lorsque vous pénétrez dans une grande surface, vous entrez dans un véritable temple du plastique et il devient alors quasiment impossible de l’éviter. Personnellement, il me suffit de penser à l’état de l’océan, et à ces continents de plastique qui s’y balade, pour y penser à deux fois avant d’acheter un objet dont l’emballage en contient.

L’écominimalisme, c’est toujours avoir sur soi des sacs à vrac et dire non à tous les emballages plastiques inutiles qu’on voudrait vous refiler (et, parbleu, c’est qu’on essaye de vous en refourguer à tous les coins de rue !).

C’est dire non à la bouffe industrielle et se reconnecter avec les aliments qui ont du gout, choisir des fruits et légumes de saison, redécouvrir une façon de manger non gouvernée par le sucre et les conservateurs chimiques.

C’est dire non aux cosmétiques industriels dont le markéting vous vante les atours et qui ne sont en fait qu’une vaste escroquerie (et qui vous font bien plus de mal que de bien, au passage).

C’est ne pas aller s’acheter des tas de vêtements (même « soldés », même « pas chers ») fabriqués dans des pays lointains par des gens exploités, quand vos armoires regorgent déjà de tout ce que vous ne portez pas.

C’est manger moins de viande pour économiser de l’eau (et pour d’autres considérations pouvant être davantage sujet à débat).

C’est privilégier les circuits courts et l’artisanat de votre région, de votre pays.

C’est faire attention à votre consommation d’eau et prendre conscience que ce qui sort de votre robinet est un liquide précieux et menacé.

C’est dire oui au recyclage, dire oui à l’entraide, dire oui à la planète. Dire oui à une vie de meilleure qualité avec moins de choses.

Voilà un aperçu général des thèmes que je voudrais aborder dans cette catégorie, partager mes réflexions sur toutes ces problématiques et les solutions que j’y apporte, à mon petit niveau, et les limites auxquelles je suis confrontée parfois. Parmi tous les sujets qui méritent qu’on s’y attarde (et fichtre ce n’est pas ce qui manque), l’écominimalisme est probablement celui qui renferme les enjeux les plus vitaux pour notre avenir et ceux des êtres humains qui viendront après nous. Pour dire à quel point notre lieu de vie est menacé (et ce principalement de par nos actions en tant qu’êtres humains), l’incomparable (et désormais regretté) Stephen Hawking avait lui-même calculé qu’il nous restait une centaine d’années pour trouver une autre planète à aller coloniser si nous voulions préserver l’humanité.

C’était il y a un an. Tic tac tic tac.


Article 16/30 du challenge 30 jours/30 articles.

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