Mayble

19 octobre 2019

Je choisis de commencer cet article avec quelques jours d’avance sur la date de publication escomptée. Je sais qu’il va être éprouvant à écrire. Il s’agit, après tout, de déterrer un cadavre psychologique, celui de mon cœur, que j’avais enfoui auprès de Mayble le jour où elle est morte.

Comme je l’ai expliqué avec Georges, cette année est un peu particulière en ce qui concerne mon rapport aux émotions, les neuves et les anciennes, et la façon de gérer leur ballet tantôt féérique tantôt diabolique. Parmi les descentes aux enfers et les deuils que je n’ai jamais vraiment faits, il y a la douleur d’avoir perdu Mayble, intense et foudroyante, la culpabilité de tout ce qu’il s’est passé ce jour-là, le vide qui a suivi, les longs mois à errer à l’intérieur de moi-même, et finalement obstruer ce que je ne voulais plus voir ni ressentir, assez de rêves tortureux et de poignards dans le cœur.

J’ai rangé dans un coin de ma tête tous les souvenirs de Mayble, des meilleurs aux pires, du jour où je l’ai recueillie à celui où elle m’a quittée définitivement. Un coin bien caché, auquel on n’accède pas facilement, un peu comme un sommet vertigineux dont l’ascension redoutable décourage par avance ; au pied de la montagne l’air manque, déjà, qu’est-ce que ça doit être en haut, non, on va laisser tout ça en altitude et ne pas trop s’en soucier, faire comme si de rien n’était tandis que le chagrin refoulé se fait moins violent au fil des jours.

Oui, mais. Oui mais un jour on a trente ans et on décide qu’il est temps de rouvrir la porte au chagrin. Et aux deux incroyables années de vie volées, dès le départ, à la mort.

Mayble chaton que je découvre à mes pieds, dans l’herbe, et qu’il me suffit de prendre dans mes mains pour savoir qu’une connexion inexplicable va nous lier si fort.

Mayble à qui je donne le biberon, dont je vois les yeux s’ouvrir, que je berce le soir, lave le matin.

Mayble que je vois faire ses premiers pas, la petite queue dressée, les oreilles encore arrondies, en poussant d’adorables petits miaulements.

Mayble que j’élève patiemment, et qui prend vite un caractère bien trempé, très indépendant, et en même temps si affectueuse avec les membres de sa tribu.

Mayble que je transporte sur mon épaule, qui vient se coller contre mon ventre le soir quand je lis, s’endort à mes pieds, et se rapproche de ma tête quand mon réveil sonne, en massant l’oreiller et même en bavant un peu.

Mayble qui vient s’assoir sur mes feuilles quand je suis à mon bureau, se couche sur mes dossiers, se met dans ma valise.

Mayble dans mes joies, Mayble dans mes chagrins.

Mayble à qui je parle au téléphone depuis Barcelone où j’étudie, et qui parfois me répond, que je retrouve tendrement à chacun de mes retours à la maison.

Mayble qui réintègre mon quotidien sitôt l’Erasmus terminé, qui m’a manqué et que je ne veux plus quitter.

Mayble qui me quittera trois mois plus tard.

22 octobre 2019

La violence des émotions que je refoule ressort en rage dans mon corps. D’ordinaire, il ne m’est pas si difficile d’ignorer les personnages odieux, mais ce soir ils arrivent à faire bouillir la cocotte. Ça faisait longtemps que les émotions n’avaient pas réussi à prendre autant le dessus sur mon corps et mon esprit. Fatigue physique, fatigue mentale, et voilà que je me retrouve accroupie derrière un bâtiment à me concentrer sur ma respiration parce que, l’espace d’une seconde, j’ai voulu casser la gueule à une personne qui me tape régulièrement sur le système.

Pendant de longues minutes, je lutte contre le cerveau colérique qui me supplie d’y retourner et de laisser s’écouler la rage une bonne fois pour toutes, « tu aurais dû lui sauter dessus au moment où tu t’es relevée ». Le cerveau raisonné tempère, « entre nous, qu’est-ce que ça t’aurait apporté à part te donner en spectacle et faire jaser tout le monde ? ». Le CC n’en démord pas, « je m’en cogne, ça fait trop longtemps que je prends sur moi devant son arrogance et sa mesquinerie ». Alright, alright… « Que dirait le Tournesol dans ces circonstances ? » cherche le CR qui commence à être effrayé de cette violence si près de se déchainer.

La tête contre le mur, je souffle. Il me dirait probablement de ressentir l’émotion une bonne fois pour toutes et de passer à autre chose, que je me fais du mal toute seule avec cette colère. Et surtout, il me demanderait pourquoi, quelle est la vraie raison de cet emportement, où l’émotion prend-elle vraiment sa source ?

Et le cœur chuchote alors l’évidence.

Mayble.

« Tu as entrepris un travail de deuil difficile et douloureux, et tu as vraiment cru que ça n’aurait pas d’impact sur ton quotidien ? ». Mangée par la routine de la nouvelle semaine débutée, je n’avais pas laissé la place suffisante à mes émotions de deuil. Ce soir elles sont ressorties en masse, invitées indésirables et incontournables, dans une noirceur que je connais bien, qui aurait pu m’embraser toute entière si je n’avais pas pris le temps de lui faire une place.

26 octobre 2010

Le réveil en panique. Mayble n’est pas dans ma chambre. Alors qu’elle s’est endormie avec moi et qu’elle ne sait pas ouvrir la porte quand elle est claquée à fond.

Mayble est malade. Depuis plusieurs semaines. Ça a commencé doucement, insidieusement. Le temps se refroidissait et je la taquinais parce qu’elle ne sortait plus, elle la fille du dehors et des gambadages infinis. Puis j’ai remarqué qu’elle ne se levait quasiment plus pour boire, encore moins pour manger. Son poil est devenu hirsute. Au bout de quelques jours de cet état qui ne faisait qu’empirer, je l’ai enfin menée chez le vétérinaire.

Déshydratation. Jaunisse. Elle est restée la nuit en perfusion pour retrouver un peu de forces. Quand je suis venue la récupérer et qu’on m’a dit « donnez lui à manger tout ce qui lui fera envie », je n’ai pas mesuré à quel point la suite serait compliquée. Les jours qui ont suivi, j’ai dû redoubler d’attention et de créativité pour trouver des choses qui lui redonneraient un peu d’appétit. Même la pâtée elle ne la mangeait pas, elle la gourmande de toujours qui ne rentrait le soir que pour avoir sa petite ration. Je me revois dans les rayons d’une grande surface à passer en revue toutes les gourmandises existantes pour chats et avoir du mal à me décider sur celle qui ferait le plus plaisir à ma mimine.

La semaine qui suit son retour de chez le vétérinaire, son état est toujours aussi préoccupant.

Sauf hier soir.

Hier soir, elle s’est promenée dans la maison. Elle est venue au sous-sol alors que j’étais à l’ordinateur. Quelle joie de la voir débarquer la queue dressée, un peu de vivacité dans le regard !

Je l’ai prise avec moi et nous sommes montées nous coucher. Après avoir bu un peu d’eau, elle m’a rejointe sous la couverture et s’est lovée contre mon ventre en ronronnant. Je rayonnais intérieurement : Mayble allait mieux. Elle m’a même réclamé des caresses. Je m’endors le cœur apaisé, convaincue que ma princesse est en voie de guérison.

Lorsque je me réveille, le jour suivant, et que je ne la sens pas à mes pieds, un sale instinct s’empare de mes tripes. Je me mets à la chercher de partout, dans la maison, dans le jardin, dans tous les recoins possibles et imaginables. L’idée qu’elle est allée mourir dans un coin à l’écart s’implante de plus en plus dans mon cerveau.

Maman finit par la dénicher, au fond d’un placard à chaussures. Elle refuse de me la passer. Quand elle la pose par terre, je constate qu’elle vit encore, mais qu’elle n’a plus la force de se tenir debout. La vie la quitte. Ni une ni deux, nous fonçons chez le vétérinaire qui la prend en urgence.

Je ne sais pas encore, lorsque je repars, que je ne la reverrai pas vivante.

Je décide d’aller passer la journée à Lyon malgré tout, parce que rester la journée à me morfondre à la maison n’y changerait rien, et j’ai toujours fêté mon anniversaire à la fête foraine de la Croix Rousse.

C’est devant les machines à pièces que mon téléphone vibre, je m’éloigne pour décrocher. Un appel du vétérinaire, après de nouvelles analyses il a enfin trouvé ce qu’elle a.

Virus. Congénital. Incurable. Euthanasie.

Les mots me voilent les yeux. Je reprends le jeu avant qu’ils ne me montent au cerveau.

Mayble va mourir.

La proximité de ce futur me vrille le cœur et me vide les yeux. Le trajet retour en train jusque dans ma campagne est long, si long. Puis les feux de circulation interminables jusqu’à la clinique vétérinaire. Chaque seconde qui passe est une épine de plus qui s’enfonce jusque dans mes entrailles.

Lorsqu’enfin je pousse la porte d’entrée, je réussis à ravaler mes larmes pour dire au revoir dignement à l’amour de ma vie.

Le vétérinaire s’avance.

Mayble s’est éteinte d’elle-même il y a cinq minutes.

Dès que j’aperçois son petit corps dans la pièce d’à côté, je m’effondre. Je sens ma bouche se tordre, les larmes couler, je m’entends crier, horrifiée, affolée. Rien de tout ce que j’ai imaginé dans la voiture n’aurait pu me préparer au tragique de ce moment-là.

Mayble est morte sans que je puisse lui dire au revoir.

Mayble est morte.

Mayble est morte.

26 octobre 2019

Neuf années que je n’avais pas revécu ces instants-là. Chaque ligne que j’écris m’arrache une larme.

Neuf années qui n’ont pas atténué l’amour que je lui portais, même si, forcément, elle n’a pas toujours été dans mes pensées.

Quand ça ne va pas, penser à Mayble, c’est juste trop.

Et pourtant, j’en suis à ce moment de ma vie où je ne peux plus continuer de fermer la porte aux traumatismes du passé. Je remonte les strates, petit à petit. Ça me fait du mal autant que ça me fait du bien. C’est nécessaire. Incontournable.

Ces neuf années de recul me permettent de voir ce que, à l’époque, j’ai été trop déchirée pour accepter.

La culpabilité, tellement de culpabilité que je n’ai pas su gérer et qui m’a bouffée ensuite, me bouffe toujours, en arrière-plan.

La culpabilité d’avoir passé dix mois à l’étranger, loin d’elle, alors que sa petite vie était si comptée.

La culpabilité d’avoir passé les deux semaines précédentes à gémir sur ma rupture alors que j’aurais pu profiter d’elle.

La culpabilité de n’avoir pas vu plus tôt que ça n’allait pas.

La culpabilité de n’avoir pas compris qu’elle me disait au revoir, et qu’elle m’offrait cette dernière nuit avec elle comme un cadeau.

La culpabilité d’être allée à Lyon ce jour-là alors que j’aurais pu être si proche d’elle et de ses derniers instants.

La culpabilité de ne pas être revenue plus tôt de la fête foraine alors que j’aurais dû filer dès l’appel du vétérinaire.

Et surtout, la pire culpabilité de toutes, celle de l’avoir trouvée un peu trop tôt, de l’avoir dérangée dans la mort tranquille qu’elle s’était choisie chez elle, après avoir dit au revoir à sa famille.

Oh cette culpabilité-là, qu’aujourd’hui encore j’ai tant de mal à me pardonner !

Si je pouvais revenir et changer une seule chose, ce serait celle-ci. Mayble était malade et serait morte dans tous les cas. Mais avec mon empressement à la faire subsister encore un peu, égoïstement, je l’ai condamnée à vivre sa dernière journée dans une clinique vétérinaire froide et stérile, piquée de partout, loin de sa maison, loin de sa tranquillité.

Je n’ai pas encore trouvé le chemin pour guérir de tout ça, pour cesser de m’en vouloir de ce que je ne peux pas changer. Je suis en route, mais je ne sais pas bien où aller. Le reconnaitre est déjà un grand pas.

Je dois aussi me réconcilier avec ce jour, qui autrefois m’était si précieux et qui s’est transformé en un anniversaire funeste. Faire la paix avec le 26 octobre, ce serait peut-être faire un peu la paix avec la vie.

Je t’aime Mayble.

7 commentaires

  1. Bonjour, ce partage touchant vous aidera à accomplir votre deuil. C’est dur, les chats font parie de la famille, leur départ parfois tragique peut nous miner le moral.
    Votre témoignage m’a ému aux larmes, car il m’a rappelé un mauvais souvenir que moi aussi j’avais mis sous le tapis.
    J’avais recueilli un chaton dans les serres où je travaillais, il était très affaibli, et de toute évidence laissé par sa mère. Le patron voulait abréger les souffrance de la pauvre bête que j’ai récupéré, persuadé que j’allais le tirer d’affaire. Visite au véto, Chaton pas sevré, très jeune, peu de chance qu’il survive bien longtemps.
    Rien à faire, je ne veux pas abandonner, je repart avec le chaton, et prends soin de lui comme si ma vie en dépendait. Je lui donne le bibi, m’assure qu’il n’aie jamais froid, et le nettoie chaque jour, car il n’est évidemment pas encore propre. Les jours passants il va mieux et reprend beaucoup d’énergie, je me suis déjà beaucoup attaché à lui. Il ressemblait beaucoup à Mayble petit. Il s’accroche à moi, et me prend pour sa mère, rôle que je tiens effectivement. J’ai fini par l’appeler Chance.
    L’état de santé de chance s’est ensuite vite dégradé, sans que je ne sache vraiment pourquoi. Retour au véto qui lui redonne un peu de pep’s, mais dès le lendemain, rechute, je comprend qu’il va mourir. J’en prend soin toute la matinée, mais décide de ne pas le ramener chez le véto. Chance meurt dans mes bras à la mi-journée. J’ai rarement été aussi effondré que ce jour là. C’était en 2008
    Je me suis longtemps senti coupable, puis on oublie. Il y a peu je suis passé à l’endroit où j’ai enterré Chance, et la même douleur que le jour de sa mort m’est revenue. Ce même sentiment de culpabilité.
    Ne culpabilise pas d’avoir mener Mayble chez le vétérinaire, moi je culpabilise du contraire, c’est comme si j’avais passé cette matinée là à le regarder s’éteindre. C’est très douloureux, on oublie jamais.
    J’ai aujourd’hui 3 chats, que j’ai recueilli dans des conditions un peu similaires, Fiesta, Fada, et Chispa. Le trio se porte très bien, je les considère comme mes enfants. Je redoute le jour de leur mort, et je sais que ce sera un déchirement à chaque fois que l’un d’eux me tirera sa révérence. Mais que faire? Sinon leur donné toute l’affection qu’ils méritent, et être présent pour eux jusqu’à la fin.
    Je pense que Mayble a très bien compris que tu voulais l’aider le jour où tu l’a mener en urgence chez le véto. Si Mayble a voulu s’éteindre discrètement au fond de l’armoire à chaussure, toi tu as fait preuve d’amour, car tu ne l’a pas abandonnée. Mayble t’aimait apparemment beaucoup, elle serait sûrement triste de te savoir malheureuse. Courage, la vie doit continuer.
    Bien cordialement
    Benjamin

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Benjamin pour ton partage qui, crois-le, m’apporte beaucoup, cette expérience parallèle et la culpabilité inverse, de ne pas être allé chez le vétérinaire. Ça me fait dire que peu importe ce qui se serait passé pour moi, vétérinaire ou mort à la maison, il y aurait eu une part de culpabilité qui aurait trouvé à redire.
      C’est très triste pour Chance, mais tu as tout de même essayé de lui donner un bout de vie, tu y as mis du cœur et de l’énergie, j’y vois une grande bonté et un profond dévouement. Malheureusement pour ces petits chatons trouvés on ne sait jamais dans quelles circonstances ils ont été séparés de la mère. Les mères chats sont assez incroyables en ce sens que si elles sentent que leur progéniture est malade, elle la rejettent. Fin un peu cruelle pour le chaton, mais ça fait aussi partie de la sélection naturelle… Nous les humains nous avons pris l’habitude de la déjouer, l’issue n’est pas toujours heureuse. Ça fait partie de notre caractère, de notre humanité, que de vouloir apporter aide et amour à ceux que nous voyons dans le besoin. (grosse généralité, mais j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur !).

      Connais-tu le livre, Les chats de hasard, de Annie Duperey? Je pense qu’il pourrait te plaire. L’actrice parle justement de la façon dont ses chats sont arrivés dans sa vie, à chaque fois des rencontres particulières, des connexions instantanées.
      Profite bien de chaque moment avec ton petit trio, ta famille. C’est précieux ❤️

      Aimé par 2 personnes

      1. Merci Cléa pour tes mots justes,
        Je ne connaissais pas « Les chats de hasard », j’essaierai de le trouver. Je connais en revanche « Les chats Mots », également de Anny Duperey, un superbe ouvrage que je te conseille à mon tour.
        Bonne journée
        Benjamin

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  2. Ton article m’a fait pleurer. Je viens de perdre Vivi. Je n’ai pas pu t’en parler car je ne peux pas en parler sans pleurer. C’était le chat de maman avant d’être le mien et il établissait un lien entre elle et moi. Tout ce que tu dis me touche donc de plein de fouet.
    Le vétérinaire nous a conseillé de ne pas le laisser souffrir, il n’y avait rien de plus à tenter. Je l’ai ramené au Péré et enterré au fond du jardin, après l’avoir mis dans une belle boîte. Le jardin il m’y suivait systématiquement et tout lui était permis car c’était un ami, un vrai!

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  3. J’ai trois animaux qui m’accompagnent depuis 10 ans (le chat Lucky né en 2009, la chatte Gaia née en 2011 et le chien Marley né en 2012, celui de la photo). Je n’ose imaginer la douleur que sera leur départ… Néanmoins, je pense que ce qui aide à faire son deuil n’est pas de ressasser une forme de culpabilité, car nous ne sommes tous que des êtres bien démunis face au Grand Mystère mais d’inlassablement se souvenir d’être remplie de gratitude pour tous ces moments d’amour, de partage. Pour t’aider, remercie la d’être entrée dans ta vie, et pour tel ou tel moment. La maladie n’était que le prélude au départ quand la Nature reprend ses droits. Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’elle prend, mais ce qu’elle donne. Et elle t’a tant donné avec elle.

    Aimé par 2 personnes

  4. Je savais que ça serait émouvant Cléa. Le nom de l’article. Et puis le reste. Que je ne connais pourtant que par bribes, par tes mots disséminés ici et là.
    Je crois que la culpabilité est certainement ce qui nous mine le plus, ce qui rend le chemin du deuil encore plus difficile qu’il ne l’est déjà.
    Pourtant quand je te lis je ne vois que de l’amour. On ne sait jamais comment les choses vont se passer – si on le savait on ferait tant différemment. Oui tant.
    Fermer la porte, fermer son cœur à ces souvenirs ce n’est que retarder le moment d’y faire face. Mais là encore on fait ce qu’on peut pour continuer à vivre sans une blessure qui nous lacèrerait le cœur à chacun instant.
    Tu as pu poser les mots et je pense que c’est là le plus important.
    Je t’envoie d’affectueuses pensées Cléa.
    Prends soin de toi et souviens toi du meilleur surtout. Parce qu’il n’y a que ça de vrai.

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